Pour une « BBC à la française »

Lorsque je fus (en juillet 2005) candidat à la présidence France Télévisions, j’avais fait du modèle de la télévision publique britannique BBC le thème principal de mon intervention devant le CSA. Quelques semaines avant mon audition par le CSA, je m’étais d’ailleurs rendu à la BBC pour y faire un stage. Je rappelle ce qu’est le modèle BBC : pas de pub, des programmes centrés sur l’information -et l’investigation !- et une gouvernance originale qui préserve l’indépendance de ses dirigeants. ...voir la suite

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Lundi 14 Février 2005
De Jacques Pessis
José Frèches : art contemporain chinois à Montpellier. Fort des succès du Disque de Jade, de l’impératrice de la soie et de Moi Bouddha (aux éditions XO), José Frèches a décidé de donner à ses lecteurs des précisions historiques et géographiques sur le monde qu’il raconte. Il prépare, entre deux nouvelles sagas, Il étatit une fois la Chine , où figureront de multiples détails sur des lieux et coutumes évoqués dans ses livres. « Le grand public croit connaître ce pays, mais chacun d’entre nous ignore mille choses que l’on trouve seulement au détour d’ouvrages savants », explique-t-il. Tout en réalisant ce travail d’apothicaire à partir de plusieurs mètres cubes de documentation, il s’est attelé à la création d’une biennale d’art contemporain dont tous les protagonistes seront d’origine chinoise. Baptisée Montpellier Chine MC 1, elle débutera le 17 juin prochain et se déroulera dans les salons, mais aussi en plein air, au cœur de la ville où José Frèches vit entre deux voyages. « J’ai proposé l’idée voici quelques mois à mon presque homonyme Georges Frèche. Le maire, qui recherchait des projets culturels, m’a donné son feu vert. » Le romancier a aussitôt pris l’avion, rencontré 400 artistes de Pékin à Shangaï, avant d’en sélectionner 35. « Les créateurs sont de plus en plus nombreux à émerger depuis que les autorités ont décidé de leur laisser une liberté d’expression, ajoute José Frèches. Les dirigeants ont compris combien cela pouvait servir l’image d’un pays en plein développement. Ces peintres et sculpteurs sont aussi inventifs que Pollock ou Warhol aux Etats-Unis, pendant les années 60. Aucune forme de subvention ne leur est toutefois accordée. »


Décembre 2004
De Violaine Gelly
Bouddha superstar : En ce mois de Noël, on guettait l’enfant jésus et c’est Bouddha qui surgit en star des linéaires littéraires ! Chez XO, José Frèches a empoigné la légende. Avec « Moi, Bouddha », il n’ose rien de moins qu’une autobiographie romancée de l’éveillé. Gonflé ? « J’ai mis du temps à oser écrire sur sa vie à la première personne, mais j’ai pensé que c’était la meilleure façon de faire partager au plus grand nombre ce destin extraordinaire .» La geste du prince Siddharta prend une nouvelle dimension avec ce roman qui nous plonge au cœur du mysticisme d’un homme, confronté à ses doutes et à ses égarements. […]

 

Dimanche 16 janvier 2005
De Julliac
Ancien responsable des technologies de l’information à la mairie de Paris sous Jacques Chirac, qu’il suivit à Matignon comme chargé de la presse et de l’audiovisuel, José Frèches fut un éphémère directeur du quotidien régional « Le Midi libre ». Débarqué de son poste lors de la prise de contrôle du « Monde », cet ancien conservateur du musée Guimet, grand amateur de l’Asie comme le chef de l’Etat, a réussi , depuis, une magnifique reconversion.
Cet énarque, qui avait déjà publié une biographie de Toulouse-Lautrec et du Caravage, s’est lancé dans deux sagas romanesques l’Impératrice de la Soie et Le Disque de jade. Publiées aux éditions XO, elles ont rencontré un formidable succès.
L’auteur récidive avec un récit romancé de la vie de Bouddha, né au VI ème siècle. Ce petit indien, issu d’une famille de guerriers illustres que l’ont voit grandir dans son milieu familial. Eduqué par sa gouvernante, Mme Oudea, le jeune Siddharta Gautama se montre assez vite rebelle et porte le nom prédestiné de « Celui qui a atteint son but ». […]
Même si l’on peut voir dans le bouddhisme une religion aliénante, c’est au contraire l’enseignement de la délivrance par la compassion et la solidarité. Cet humanisme, fondé sur le respect de l’autre, explique l’immense succès du bouddhisme malgré l’absence de volonté de prosélytisme de ses adhérents.
Certaines intuitions de la pensée bouddhique, comme la notion d’espace-temps, celle de l’unicité de la création et de la multiplicité des univers, ont été confirmées par les récentes découvertes de la science comme la théorie de la relativité d’Einstein et la mécanique quantique.

 

Janvier 2005
José Frèches, auteur de best-sellers comme Le disque de Jade et L’impératrice de la soie – vendus à un million d’exemplaires dans le monde - , a un destin peu banal. Sinologue, ancien directeur du musée Guimet, il a empoigné la plume de romancier sur le tard. « D’abord par manque de temps et aussi parce que pour beaucoup, quand on est dirigeant ou technocrate, on ne peut pas être romancier. » Des regrets ? Non.
« Une des leçons de ma vie, c’est que les regrets ne servent à rien, les choses sont faites quand elles doivent être faites. Je ne suis pas un homme tourné vers le passé, mais un homme d’action et de désir, davantage préoccupé par ce qui va advenir. » Sa passion pour la Chine remonte à l’enfance, « Tintin et le Lotus bleu », rappelle-t-il. Une illumination ? Après le bac, il s’oriente vers l’étude du Chinois. « C’était une sorte de défi intellectuel. Je ne risquais rien. Tout était à découvrir. De plus, je suis passionné par l’art. J’avais déjà compris que l’histoire de l’art en France était très occidentalisante et que les arts non européens étaient souvent injustement considérés comme des parents pauvres. Ma curiosité en me tournant vers l’Asie allait être comblée. » Le bouddhisme le passionne, mais à l’époque, il n’en connaît pas grand chose, sauf une image bouleversante – quand on sait que cette religion prône la non-violence -, celle des bonzes vietnamiens s’immolant par le feu pour protester contre la guerre. Sa nomination, à l’âge de 20 ans, au musée Guimet l’incite à se plonger dans les textes de Bouddha. « Je me suis rendu compte que le bouddhisme est né dans le nord de l’Inde, au VI ème siècle avant J-C. C’est le creuset de la civilisation indo-européenne. Nous autres, judéo-chrétiens, en sommes issus. Le panthéon gréco-romain n’est que la réplique de celui du système indo-européen où est né le Bouddha, et lorsqu’on s’intéresse aux religions et que l’on compare chrsitianisme et bouddhisme, on découvre des racines communes, qui sont la rupture avec un système établi : l’engagement, la charité, la compassion, le dépouillement, qui va même jusqu’au dénuement. Nous vivons toujours, hélas, dans un monde tragique. On note un retour au mysticisme du fait d’un grand nombre de personnes malheureuses dans leur tête et dans leur corps. Il me semble que par ces exemples de vies offertes, celles de Bouddha ou de Jésus, nous pouvons progresser. » En écrivant ce livre à la première personne, José Frèches affirme l’avoir fait avec humilité. « J’ai dû me séparer de mes connaissances, faire abstraction de ma volonté d’expliquer, de prouver. J’espère mettre cette vie extraordinaire à la portée du plus grand nombre. »

 

 
Jeudi 03 Février 2005
Quand il était enfant, au VI ème siècle avant Jésus Christ, Bouddha s’appelait Siddharta Gautama. C’était un petit Indien privilégié, à qui son père cachait la réalité du monde extérieur. Comme tous les enfants, Siddharta voulat voir ce qu’on le lui montrait pas. Il a découvert un système de caste, des injustices, la misère. Adulte, il a fui le luxe et parcouru le pays comme un mendiant. Sa sagesse, son charisme, sa philosophie de vie ont séduit, et les dicsiples se sont multipliés.
Mémoires imaginaires dues au talent de conteur de José Frèches, Moi Bouddha se savoure comme un roman d’aventures. Mais petit à petit, le message philosophique se fait plus présent, sans jamais pourtant chercher à convertir. C’est sans doute ce qui a fait la force de l’ouvrage.

 

Dimanche 28
Novembre 2004
De Caroline Brun
Dans la peau de Bouddha : Se prendre pour Bouddha, il fallait oser. C’est pourtant ce que fait avec brio José Frèches, l’auteur de l’Impératrice de la Soie et du Disque de jade, creusant ainsi son sillon sinophile. Plutôt que l’énième livre sur le bouddhisme – dont la fascination, il est vrai, ne tarit guère - , Frèches s’est mis dans la peau du petit Indien qui passa de la jeunesse dorée aux voies ascétiques de la connaissance. Le récit est donc à la première personne. Nous suivons l’incroyable destin de Siddharta Gautama, devenu Bouddha après sa mort. Pour raconter ses aventures et retracer son parcours, l’auteur s’est faufilé dans sa personnalité, a même épousé sa façon de s’exprimer, tout en symboles et en poésie. L’histoire nourrit l’autobiographie, et quand l’histoire se dérobe, l’imagination prend le relais. Voilà pourquoi ces vrais-faux mémoires se lisent comme un roman.

 

Mercredi 1er Décembre 2004
Par J.R. Barland
Erudit et habile conteur, José Frèches donne la parole dans Moi, Bouddha, au fondateur d’une des plus grandes pensées du monde. Mais si on connaît le bouddhisme, on ne connaît guère Siddharta Gautama, petit Indien choyé, héritier d’une famille de guerriers né au VI ème siècle après Jésus-Christ, empreint de sagesse, et porteur de Lumière.
Dans ces « Mémoires imaginaires » de Bouddha, José Frèches fait montre d’un talent considérable, tant sur la plan romanesque que d’un point de vue philosophique. Quand on vous disait que roman historique peut faire bon ménage avec exigence littéraire.

 

Vendredi 14 Juin 2005
Avec cet ouvrage, José Frèches s’introduit dans le corps de l’initiateur du bouddhisme et de là sont nés ces « souvenirs imaginaires ».
L’auteur écrit à la première personne, comme dans un journal intime, écrit au jour le jour, il y 25 siècles. Mais ces pages ne sont pas simplement un commentaire du quotidien. C’est une longue méditation d’un homme vers une vie d’excellence, non pour diriger, mais pour inviter les hommes à la tolérance et à la bonté. Tout au long des 290 pages, José Frèches nous révèle la réflexion d’un être sur la place des hommes dans la société, sur les relations entre eux. L’auteur ne fait pas de prosélytisme, simplement il veut témoigner de sa découverte d’une espérance du bonheur sur terre. Un livre passionnant qui est un signe que Dieu tend la main aux hommes de bonne volonté. […]

 

Lundi 13 Décembre 2004
SEREIN : […] Le style limpide, sans fioritures de José Frèches rythme le sujet qui exige un dépouillement de circonstance, et étoffe avec intensité la force spirituelle de Siddharta le Bienheureux. Les enseignements de Bouddha sont clairement exposés, le propos ne peut que toucher : « La précarité permet de se consacrer à l’essentiel. Les biens matériels aliènent ceux qui les possèdent. Les propriétaires passent un temps infini à essayer de les protéger ou d’en acquérir d’autres, moyennant quoi la vérité lui échappe… ». Moi, Bouddha est un livre populaire, dans le bon sens du terme, une bio romancée avec esprit et humilité.

 

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