Lorsque je fus (en juillet 2005) candidat à la présidence France Télévisions, j’avais fait du modèle de la télévision publique britannique BBC le thème principal de mon intervention devant le CSA. Quelques semaines avant mon audition par le CSA, je m’étais d’ailleurs rendu à la BBC pour y faire un stage.
Je rappelle ce qu’est le modèle BBC : pas de pub, des programmes centrés sur l’information -et l’investigation !- et une gouvernance originale qui préserve l’indépendance de ses dirigeants.
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José Frèches : art contemporain chinois
à Montpellier. Fort des succès du Disque
de Jade, de l’impératrice de la soie et de Moi
Bouddha (aux éditions XO), José Frèches
a décidé de donner à ses lecteurs des
précisions historiques et géographiques sur
le monde qu’il raconte. Il prépare, entre deux
nouvelles sagas, Il étatit une fois la Chine
, où figureront de multiples détails sur des
lieux et coutumes évoqués dans ses livres. «
Le grand public croit connaître ce pays, mais chacun
d’entre nous ignore mille choses que l’on trouve
seulement au détour d’ouvrages savants »,
explique-t-il. Tout en réalisant ce travail d’apothicaire
à partir de plusieurs mètres cubes de documentation,
il s’est attelé à la création d’une
biennale d’art contemporain dont tous les protagonistes
seront d’origine chinoise. Baptisée Montpellier
Chine MC 1, elle débutera le 17 juin prochain et se
déroulera dans les salons, mais aussi en plein air,
au cœur de la ville où José Frèches
vit entre deux voyages. « J’ai proposé
l’idée voici quelques mois à mon presque
homonyme Georges Frèche. Le maire, qui recherchait
des projets culturels, m’a donné son feu vert.
» Le romancier a aussitôt pris l’avion,
rencontré 400 artistes de Pékin à Shangaï,
avant d’en sélectionner 35. « Les créateurs
sont de plus en plus nombreux à émerger depuis
que les autorités ont décidé de leur
laisser une liberté d’expression, ajoute José
Frèches. Les dirigeants ont compris combien cela pouvait
servir l’image d’un pays en plein développement.
Ces peintres et sculpteurs sont aussi inventifs que Pollock
ou Warhol aux Etats-Unis, pendant les années 60. Aucune
forme de subvention ne leur est toutefois accordée.
»
Décembre
2004
De Violaine Gelly
Bouddha superstar : En ce mois de Noël,
on guettait l’enfant jésus et c’est Bouddha
qui surgit en star des linéaires littéraires
! Chez XO, José Frèches a empoigné la
légende. Avec « Moi, Bouddha », il n’ose
rien de moins qu’une autobiographie romancée
de l’éveillé. Gonflé ? «
J’ai mis du temps à oser écrire sur sa
vie à la première personne, mais j’ai
pensé que c’était la meilleure façon
de faire partager au plus grand nombre ce destin extraordinaire
.» La geste du prince Siddharta prend une nouvelle dimension
avec ce roman qui nous plonge au cœur du mysticisme d’un
homme, confronté à ses doutes et à ses
égarements. […]
Dimanche
16 janvier 2005
De Julliac
Ancien responsable des technologies de l’information
à la mairie de Paris sous Jacques Chirac, qu’il
suivit à Matignon comme chargé de la presse
et de l’audiovisuel, José Frèches fut
un éphémère directeur du quotidien régional
« Le Midi libre ». Débarqué de son
poste lors de la prise de contrôle du « Monde
», cet ancien conservateur du musée Guimet, grand
amateur de l’Asie comme le chef de l’Etat, a réussi
, depuis, une magnifique reconversion.
Cet énarque, qui avait déjà publié
une biographie de Toulouse-Lautrec et du Caravage, s’est
lancé dans deux sagas romanesques l’Impératrice
de la Soie et Le Disque de jade. Publiées
aux éditions XO, elles ont rencontré un formidable
succès.
L’auteur récidive avec un récit romancé
de la vie de Bouddha, né au VI ème siècle.
Ce petit indien, issu d’une famille de guerriers illustres
que l’ont voit grandir dans son milieu familial. Eduqué
par sa gouvernante, Mme Oudea, le jeune Siddharta Gautama
se montre assez vite rebelle et porte le nom prédestiné
de « Celui qui a atteint son but ». […]
Même si l’on peut voir dans le bouddhisme une
religion aliénante, c’est au contraire l’enseignement
de la délivrance par la compassion et la solidarité.
Cet humanisme, fondé sur le respect de l’autre,
explique l’immense succès du bouddhisme malgré
l’absence de volonté de prosélytisme de
ses adhérents.
Certaines intuitions de la pensée bouddhique, comme
la notion d’espace-temps, celle de l’unicité
de la création et de la multiplicité des univers,
ont été confirmées par les récentes
découvertes de la science comme la théorie de
la relativité d’Einstein et la mécanique
quantique.
Janvier
2005
José Frèches, auteur de best-sellers comme Le
disque de Jade et L’impératrice de la
soie – vendus à un million d’exemplaires
dans le monde - , a un destin peu banal. Sinologue, ancien
directeur du musée Guimet, il a empoigné la
plume de romancier sur le tard. « D’abord par
manque de temps et aussi parce que pour beaucoup, quand on
est dirigeant ou technocrate, on ne peut pas être romancier.
» Des regrets ? Non.
« Une des leçons de ma vie, c’est que les
regrets ne servent à rien, les choses sont faites quand
elles doivent être faites. Je ne suis pas un homme tourné
vers le passé, mais un homme d’action et de désir,
davantage préoccupé par ce qui va advenir. »
Sa passion pour la Chine remonte à l’enfance,
« Tintin et le Lotus bleu », rappelle-t-il. Une
illumination ? Après le bac, il s’oriente vers
l’étude du Chinois. « C’était
une sorte de défi intellectuel. Je ne risquais rien.
Tout était à découvrir. De plus, je suis
passionné par l’art. J’avais déjà
compris que l’histoire de l’art en France était
très occidentalisante et que les arts non européens
étaient souvent injustement considérés
comme des parents pauvres. Ma curiosité en me tournant
vers l’Asie allait être comblée. »
Le bouddhisme le passionne, mais à l’époque,
il n’en connaît pas grand chose, sauf une image
bouleversante – quand on sait que cette religion prône
la non-violence -, celle des bonzes vietnamiens s’immolant
par le feu pour protester contre la guerre. Sa nomination,
à l’âge de 20 ans, au musée Guimet
l’incite à se plonger dans les textes de Bouddha.
« Je me suis rendu compte que le bouddhisme est né
dans le nord de l’Inde, au VI ème siècle
avant J-C. C’est le creuset de la civilisation indo-européenne.
Nous autres, judéo-chrétiens, en sommes issus.
Le panthéon gréco-romain n’est que la
réplique de celui du système indo-européen
où est né le Bouddha, et lorsqu’on s’intéresse
aux religions et que l’on compare chrsitianisme et bouddhisme,
on découvre des racines communes, qui sont la rupture
avec un système établi : l’engagement,
la charité, la compassion, le dépouillement,
qui va même jusqu’au dénuement. Nous vivons
toujours, hélas, dans un monde tragique. On note un
retour au mysticisme du fait d’un grand nombre de personnes
malheureuses dans leur tête et dans leur corps. Il me
semble que par ces exemples de vies offertes, celles de Bouddha
ou de Jésus, nous pouvons progresser. » En écrivant
ce livre à la première personne, José
Frèches affirme l’avoir fait avec humilité.
« J’ai dû me séparer de mes connaissances,
faire abstraction de ma volonté d’expliquer,
de prouver. J’espère mettre cette vie extraordinaire
à la portée du plus grand nombre. »
Jeudi
03 Février 2005
Quand il était enfant, au VI ème siècle
avant Jésus Christ, Bouddha s’appelait Siddharta
Gautama. C’était un petit Indien privilégié,
à qui son père cachait la réalité
du monde extérieur. Comme tous les enfants, Siddharta
voulat voir ce qu’on le lui montrait pas. Il a découvert
un système de caste, des injustices, la misère.
Adulte, il a fui le luxe et parcouru le pays comme un mendiant.
Sa sagesse, son charisme, sa philosophie de vie ont séduit,
et les dicsiples se sont multipliés.
Mémoires imaginaires dues au talent de conteur de José
Frèches, Moi Bouddha se savoure comme un roman d’aventures.
Mais petit à petit, le message philosophique se fait
plus présent, sans jamais pourtant chercher à
convertir. C’est sans doute ce qui a fait la force de
l’ouvrage.
Dimanche
28
Novembre 2004
De Caroline Brun
Dans la peau de Bouddha : Se prendre pour
Bouddha, il fallait oser. C’est pourtant ce que fait
avec brio José Frèches, l’auteur de l’Impératrice
de la Soie et du Disque de jade, creusant ainsi son sillon
sinophile. Plutôt que l’énième livre
sur le bouddhisme – dont la fascination, il est vrai,
ne tarit guère - , Frèches s’est mis dans
la peau du petit Indien qui passa de la jeunesse dorée
aux voies ascétiques de la connaissance. Le récit
est donc à la première personne. Nous suivons
l’incroyable destin de Siddharta Gautama, devenu Bouddha
après sa mort. Pour raconter ses aventures et retracer
son parcours, l’auteur s’est faufilé dans
sa personnalité, a même épousé
sa façon de s’exprimer, tout en symboles et en
poésie. L’histoire nourrit l’autobiographie,
et quand l’histoire se dérobe, l’imagination
prend le relais. Voilà pourquoi ces vrais-faux mémoires
se lisent comme un roman.
Mercredi
1er Décembre 2004
Par J.R. Barland
Erudit et habile conteur, José Frèches donne
la parole dans Moi, Bouddha, au fondateur d’une
des plus grandes pensées du monde. Mais si on connaît
le bouddhisme, on ne connaît guère Siddharta
Gautama, petit Indien choyé, héritier d’une
famille de guerriers né au VI ème siècle
après Jésus-Christ, empreint de sagesse, et
porteur de Lumière.
Dans ces « Mémoires imaginaires » de Bouddha,
José Frèches fait montre d’un talent considérable,
tant sur la plan romanesque que d’un point de vue philosophique.
Quand on vous disait que roman historique peut faire bon ménage
avec exigence littéraire.
Vendredi
14 Juin 2005
Avec cet ouvrage, José Frèches s’introduit
dans le corps de l’initiateur du bouddhisme et de là
sont nés ces « souvenirs imaginaires ».
L’auteur écrit à la première personne,
comme dans un journal intime, écrit au jour le jour,
il y 25 siècles. Mais ces pages ne sont pas simplement
un commentaire du quotidien. C’est une longue méditation
d’un homme vers une vie d’excellence, non pour
diriger, mais pour inviter les hommes à la tolérance
et à la bonté. Tout au long des 290 pages, José
Frèches nous révèle la réflexion
d’un être sur la place des hommes dans la société,
sur les relations entre eux. L’auteur ne fait pas de
prosélytisme, simplement il veut témoigner de
sa découverte d’une espérance du bonheur
sur terre. Un livre passionnant qui est un signe que Dieu
tend la main aux hommes de bonne volonté. […]
Lundi
13 Décembre 2004
SEREIN : […] Le style limpide, sans fioritures de José
Frèches rythme le sujet qui exige un dépouillement
de circonstance, et étoffe avec intensité la
force spirituelle de Siddharta le Bienheureux. Les enseignements
de Bouddha sont clairement exposés, le propos ne peut
que toucher : « La précarité permet de
se consacrer à l’essentiel. Les biens matériels
aliènent ceux qui les possèdent. Les propriétaires
passent un temps infini à essayer de les protéger
ou d’en acquérir d’autres, moyennant quoi
la vérité lui échappe… ».
Moi, Bouddha est un livre populaire, dans le bon sens du terme,
une bio romancée avec esprit et humilité.