Pour une « BBC à la française »

Lorsque je fus (en juillet 2005) candidat à la présidence France Télévisions, j’avais fait du modèle de la télévision publique britannique BBC le thème principal de mon intervention devant le CSA. Quelques semaines avant mon audition par le CSA, je m’étais d’ailleurs rendu à la BBC pour y faire un stage. Je rappelle ce qu’est le modèle BBC : pas de pub, des programmes centrés sur l’information -et l’investigation !- et une gouvernance originale qui préserve l’indépendance de ses dirigeants. ...voir la suite

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Biographie

José Frèches est né le 25 juin 1950 à Dax, dans les Landes. Jusqu’à 18 ans, la France ne sera pour lui que le pays de ses vacances. Il aura la chance de vivre à l’étranger, au gré des mutations de son père, d’abord professeur de lycée puis d’université.
Etudiant à Aix en Provence, les évènements de mai 68 coïncident avec sa première année d’études : l’histoire de l’art, parce que les objets anciens le passionnent depuis qu’il est petit (avec son argent de poche, il effectue au marché aux puces de Lisbonne son premier achat (une peinture sur cuivre du XVII° siècle) ; le chinois, parce que la lecture de Tintin et le lotus bleu lui a donné envie d’en savoir plus sur la civilisation et la langue chinoise et surtout en raison de l’ouverture à la faculté des lettres d’Aix d’une section de chinois sous la direction du grand sinologue français Léon Vandermeersch.

Ayant envie de ne pas dépendre financièrement de ses parents, sur un coup de tête, il prépare, au cours de l’été de 1970 le concours de conservateur de musées de France auquel il est, à sa grande surprise, reçu premier, à vingt ans.

Le musée Guimet l’accueille, comme conservateur à la section Chine, où il découvre avec ravissement les disques de jade et les bronzes archaïques, ainsi que la superbe bibliothèque sinologique installée à l’époque dans la rotonde du musée.


Ce qui le fait vibrer

  • Les belles choses et ceux qui les font
  • Les créatifs un peu fous
  • L’opéra
  • La bonne cuisine
  • La rencontre avec les autres
  • Etre surpris
  • Etre séduit
  • Chiner dans les déballages marchands où il préfère acheter que vendre.
 

Après un parcours professionnel qui l’emmène au Louvre, au musée de Grenoble et à l’Inspection des Musées de province, à la sortie du service militaire, il décide d’intégrer l’E.N.A. d’où il sort à la Cour des Comptes en 1978.

Une rencontre avec Jacques Chirac, en 1982, lui-même issu du même grand corps, l’amène à devenir directeur-adjoint de la communication de la Ville de Paris, où il lance notamment le câble et créera la Vidéothèque de Paris, un équipement révolutionnaire à l’époque (images interactives) voulu par Jacques Chirac et imaginé par le grand poète Pierre Emmanuel.

De 1986 à 1988, il est conseiller au cabinet du Premier Ministre, en charge de l’audiovisuel et de la presse où il s’occupera de la privatisation de TF1.
C’est l’entreprise qui l’attire désormais, avec Canal +, dont il sera l’un des directeurs de 1988 à 1990, avant de rejoindre Pierre Fabre, le fondateur des laboratoires du même nom, qui le formera aux affaires.
Il devient Pdg du groupe de presse Midi Libre en 1998 jusqu’à 2000 avant de « se mettre à son compte », et de s’adonner enfin à sa passion d’écrire.

En 2003, il a l'idée de lancer à Montpellier la première biennale internationale de l'Art contemporain chinois (le site : www.mcx.fr). Il est le commissaire général de cette opération ambitieuse qui se déroule du 17 juin au 2 octobre 2005, témoin de la formidable expansion de la Chine et de sa culture.

Actuellement, il partage son temps entre de nombreux voyages à l'étranger, Paris (plus précisément Montmartre) et les Landes (une propriété familiale dans les pins).